Aménager le territoire pour lutter contre les inégalités
la crise
La crise économique qui a suivi les deux chocs pétroliers, et les restructurations imposées par la mondialisation, ont ruiné certaines régions qui tardent encore à à remonter leurs économies. Les fermetures des mines, par exemple, devenues peu rentables, ou les délocalisations de secteurs industriels entiers, comme le textile, vers des pays offrant de meilleures rentabilités pour les investissements, ont sinistré des régions entières, comme les Hauts de France.
la polarisation des secteurs de croissance
Dans tous les pays de l’Union Européenne, on constate que les investisseurs conentrent leurs activités dans les métropoles les plus attractives en termes d’équipements, de communications et de formations. Les autres régions sont désertées. Il est compliqué pour une région en récession, ou à la croissance stagnante, d’investir pour améliorer ses infrastructures.
Des inégalités de croissance
Certaines régions françaises connaissent ainsi des situations de récession très forte, comme la Bourgogne Franche-comté, tandis que d’autres concentrent au contraire toute la croissance nationale, comme la région parisienne. Il y a aussi des régions qui stagnent et peinent à créer des emplois, comme par exemple le littoral atlantique (par exemple la Gironde). Ces inégalités n’ont jamais été aussi importantes depuis la seconde guerre mondiale.
Des implications humaines
Pour les habitants, ces inégalités se traduisent, dans les régions les plus déshéritées, par des situations de “désert médicaux”, de rareté des centres de formations, de manque de travail et de chômage élevé, ou encore de tarifs plus élevés, par manque d’habitants pour supporter les coûts de distribution. Tout ceci affaiblit encore l’attractivité de ces espaces.